Le ciel s'est ouvert sur le Maroc, mais ce qui devait être une bénédiction après des années de sécheresse devient une source d’inquiétude majeure. Depuis novembre, les chiffres tombent et ils sont vertigineux.
Une pluviométrie historique en quelques mois En seulement quelques mois, la capitale a reçu l'équivalent d'une année entière de précipitations.
460 mm cumulés à Rabat depuis début novembre.
290 mm durant le seul mois de la Coupe d'Afrique des Nations.
C'est près de la moitié de la pluviométrie annuelle d'une ville comme Paris.
Le répit du déficit hydrique Cette pluie arrive à un moment crucial. Depuis 2018, le Maroc faisait face à un déficit hydrique massif : les eaux souterraines étaient au plus bas et les barrages de certains bassins étaient vides, menaçant l’approvisionnement de Casablanca ou Marrakech.
L'agriculture face au revers de la médaille Mais la pluie actuelle est si abondante qu’elle pose de nouveaux risques. Certains sols argileux ne peuvent plus absorber l'eau. Dans le Gharb et le Tangérois, des parcelles sont déjà inondées. De plus, l'humidité augmente le risque de maladies fongiques (champignons) pour les agrumes, les oliviers et les céréales.
Une anomalie climatique inquiétante Cette semaine, on attend encore plus de 200 mm localement. Ce phénomène est caractéristique du réchauffement global qui amplifie les extrêmes (sec et humide), compliquant la gestion de l'eau. Espérons qu'il n'y ait pas de nouvelles inondations majeures comme à Asfi en décembre
